Les normes des cloisonnements de bureau

Un cloisonnement de bureau doit répondre à des normes précises, afin de satisfaire à d’évidentes conditions de sécurité et de confort.

 

Lutter contre le bruit au bureau grâce au cloisonnement

Un cloisonnement de bureau doit pouvoir isoler de manière significative la ou les personnes occupant les locaux du bruit environnant. On distingue l’isolation sonore et la correction sonore. La première est constituée par les mesures prises pour amoindrir les bruits dans un local donné lorsque ceux-ci proviennent de locaux situés autour. La seconde est constituée par les mesures prises pour réduire le bruit ambiant, dont la source est située dans le local lui-même. L’isolation réduit le bruit ; la correction réduit la réverbération sonore (on parle souvent « d’écho »).
Pour satisfaire aux normes acoustiques, les cloisonnements de bureau doivent avoir une structure et des matériaux précis. Dans le cas de cloisonnements « en dur », ils doivent être élaborés en 3 ou 4 « couches » constituées de laine de roche à l’intérieur et de mélaminé à l’extérieur (on peut également rencontrer des panneaux de plâtre ou de métal). Un isolant thermique peut venir s’ajouter à ces couches.
Lorsque le cloisonnement est constitué de vitrages, l’isolement sonore ne dépend que de la capacité du vitrage utilisé à arrêter le bruit. Dans ces conditions, la performance sonore du lieu considéré sera étroitement dépendante de la présence d’éléments d’absorption acoustique dans les sols et les plafonds.
Les normes sonores pour les vitrages privilégient l’usage de vitres feuilletées, dont les performances sonores sont souvent améliorées avec l’inclusion d’un film chimique entre deux couches de verre. Le verre trempé est d’une performance acoustique très limitée.

 

La sécurité pour les cloisonnements en vitrage

La norme en vigueur est la NF EN 12600. La sécurité concerne ici la possibilité de blessures en cas de bris de verre. Le verre feuilleté présente les meilleurs résultats en cas de bris puisqu’un impact ne transperce que très rarement ce type de verre.
Attention cependant : si le cloisonnement de bureau en vitrage est réalisé bord à bord (c’est-à-dire sans montant vertical entre les vitrages, solution utilisée le plus souvent pour des raisons esthétiques), il est obligatoire d’opter pour du vitrage trempé, lequel se brise en nombreuses petites parties sans aspérités tranchantes.
Les cloisonnements en vitrages dits « recuits » sont à éviter pour leur dangerosité en cas d’impact.

 

La résistance des cloisons au feu

En France, tous les matériaux sont classés selon leur résistance au feu, sur une échelle comportant 6 classes. Ce classement est en cours de remplacement par une normalisation européenne dite « Euroclasse ». Un prestataire sérieux pour vos cloisonnements de bureaux ne pourra donc que vous proposer des matériels marqués « CE » et normalisés « Euroclasse ».