Travailler en open space

Open space : les raisons d’un succès

L’open space a le vent en poupe. Avouons-le, son succès s’explique souvent par les économies réalisées : on place près de 30 % de postes de travail en plus dans un open space que dans des bureaux compartimentés. Cet avantage pèse lourd pour les entreprises quand on connait l’explosion des prix de l’immobilier en zone urbaine.
Mais cette organisation de l’espace de travail est également un pari en termes de productivité. Tout d’abord, elle favorise une meilleure communication entre collaborateurs, ce qui est facilite le travail en mode projet, l’un des plus répandu dans les entreprises contemporaines.
De plus, un bureau en open space est censé :

  • Atténuer les barrières hiérarchiques et rendre plus aisés les échanges avec les managers
  • Faciliter le travail en équipe
  • Permettre une circulation plus fluide de l’information
  • Rendre l’intégration des nouveaux plus rapides

De l’espace pour atténuer les désagréments sonores

A noter
Attention ! Une cloison bureau open space ne doit pas rimer avec manque d’intimité ! Ne négligez pas vos salariés en leur imposant un espace de travail nuisible, bruyant, et inapproprié à leur activité. Cela nuit à leur productivité et donc à la productivité de votre entreprise ! Créez-leur leur propre espace en installant des cloisonnettes de bureau. Elle délimiteront l’espace sans scinder la pièce. Vos employés se sentiront mieux…et vous aussi !

De nombreux salariés se disent pourtant gênés dans leur travail lorsqu’ils sont en open space. Raison n°1 : le bruit. Pour quelqu’un qui affectionne le calme, voire le silence au travail, le décloisonnement des bureaux est en effet un bien vilain tour. Appels téléphoniques, bruit des machines de bureaux, conversations multiples… Les sources de nuisances sonores ne maquent pas en plateau ouvert.

Chacun possède son propre degré de tolérance au bruit. Néanmoins, les conditions générales de travail peuvent être améliorées en open space si les bons choix sont faits au stade de la construction et de l’aménagement de locaux.
En matière de bruit, la taille des locaux et l’espace disponible ont une importance considérable dans un open space. Par exemple, les spécialistes de l’aménagement intérieur et les experts de l’ergonomie au travail de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) s’accordent sur une fourchette de 10 à 12 m2 de surface disponible par individu. Sous cette barre, les mesures anti-bruit n’auront qu’une efficacité marginale. Dans les open space français, la moyenne réelle oscille entre 6 et 8 m2…
La hauteur de plafond influence également le niveau de bruit produit dans un open space. Dans une salle de 20 m2, une hauteur de 2,70 m est acceptable. En revanche, ce n’est plus du tout suffisant pour une surface de 300 m2 par exemple.
La texture des murs et le revêtement des sols comptent également. Selon les matériaux utilisés, le coefficient de réverbération acoustique peut grandement varier. Ainsi, une paroi en verre absorbera très peu les ondes sonores : elle en renverra la majeure partie. A l’inverse, la moquette au sol est hautement recommandée pour atténuer le bruit ambiant et éviter la résonnance.

Cloisonner l’open space… avec parcimonie

clean office spaceAussi contradictoire que cela puisse paraitre, cloisons de bureau et open space ne sont pas incompatibles.
Les « cloisonettes » de bureau sont tout particulièrement efficaces pour lutter contre les gênes dues au bruit en open space. Ces petites parois de 30 ou 40 cm de haut viennent se fixer sur les bureaux disposés en marguerite et permettent d’isoler en partie les conversations téléphoniques et les autres bruits émis à chaque poste (touches de clavier par exemple).
Les cloisons intermédiaires ont davantage un effet psychologique. Fixées au sol mais ne montant pas jusqu’au plafond, ce type de cloison de bureau mesure généralement autour de 1,70 m. Leur capacité d’absorption acoustique peut être améliorée grâce à des parois intérieures spécifiques, mais elles permettent avant tout de délimiter un espace propre à chacun. Intimité et sécurité sont chères à l’être humain, c’est pourquoi la pose des cloisons intermédiaires, que l’on pourrait juger hautement symbolique, a malgré tout un effet positif sur le ressenti des personnes sur leur lieu de travail.

Enfin, il faut savoir que nuisances sonores et visuelles peuvent être étroitement liées. Certains bruit de fond passent inaperçus si le mouvement associé n’entre pas dans notre champ de vision. Ainsi, la porte d’entrée dans un open space peut être une source de distraction et de gêne importante pour les bureaux alentours, même si le bruit de l’ouverture et de la fermeture en lui-même est peu élevé. L’ajout de cloisons séparatrices ou d’une chicane à cet endroit réduit peu le volume sonore, mais permet de cacher les va-et-vient. La vue n’est plus sollicitée et le bruit de la porte vient se fondre dans le bourdonnement environnant.